Les (grosses) exits ou le mal européen…

Le montant total généré par les exits depuis 2015 est presque 6 fois plus élevé aux Etats-Unis qu’en Europe selon PitchBook. Un chiffre qui ne fait qu’augmenter avec la taille des exits et atteint les 9 fois (!!) si l’on se concentre sur les exits supérieures à 10mds. Ce constat demeure jusqu’à présent immuable, cohérent avec l’écart de PIB qui ne cesse de se creuser entre les Etats Unis et l’Europe (+ 11% de croissance du PIB américain corrigé de l’inflation depuis 2015 vs +5% en Europe, source OCDE). Comment ce constat influencera-t-il notre stratégie d’investissement et d’accompagnement en 2025 ? 1. Nous nous concentrerons cette année encore sur des investissements dans des sociétés qui en sont au stade de l’early growth, afin de viser à horizon 5 ans des sorties entre 50 et 150 millions d’euros, et ce pour une raison simple : c’est dans cette fourchette que les marchés français et européens de la tech ont fait et continuent à faire leurs preuves. 2. Nous allons privilégier encore davantage en 2025 des sociétés avec de vraies capacités de croissance organique et externe à l’international, notamment aux Etats-Unis. 3. Nous continuerons à pousser et à accompagner les sociétés de notre portefeuille dans leurs projets de développement aux Etats-Unis.        

La génération Z va-t-elle augmenter les capitaux investis en Capital Risque ?

Au cours des 25 prochaines années, 100.000 Md$ seront transmis aux jeunes générations. Une part significative de ce capital transitera par les single family offices, qui seront alors gérés par des représentants de la génération Z, selon un article de PitchBook. Historiquement, les family offices ont toujours représenté une part minoritaire parmi les souscripteurs des fonds de Private Equity. Cependant, depuis une décennie, nous observons une augmentation des capitaux alloués à cette classe d’actif par cette typologie d’investisseurs. C’est ce que démontre un rapport de Campden Wealth : en 2022, les family offices représentaient 14,4% des investissements mondiaux en capital-risque, contre seulement 6% en 2012. Cette même enquête affirme qu’un tiers des family offices ont l’intention d’augmenter leur exposition à cette classe d’actifs dans les années à venir. Comment l’arrivée au pouvoir de cette nouvelle génération dans les family offices va-t-elle impacter l’investissement dans le Capital Risque ? Voici les quatre tendances qui émergent : Un goût du risque plus accru : la nouvelle génération cherche à maximiser son rendement en prenant plus de risques ; Un accent sur l’innovation : les jeunes sont nés avec internet et croient davantage aux nouvelles technologies et aux nouveaux business models ; Un besoin de sens : la place de l’impact devient majeure dans l’allocation des actifs ; Un contrôle plus accru : ces jeunes générations, avant de reprendre le family office, sont souvent passées par des cabinets de conseil, des banques d’affaires ou même des fonds d’investissement, ce qui leur permet d’avoir un regard plus affûté sur les thèses d’investissement des fonds. D’après l’étude, cette transition devrait avoir lieu au cours de la prochaine décennie.